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lundi 6 février 2017

[Chronique] Timide

Timide
Sarah Morant

Partenariat Hachette Canada
Éditions Hachette
456 pages

[Quatrième de couverture] Discrète parce que c'est tellement plus facile de fuir le jugement des gens plutôt que de l'affronter en face. Réservée parce qu'elle se sent tellement mieux en faisant comme si rien ne c'était passé. Aimée parce qu'il va entrer dans sa vie, et tout bouleversé tel un jeu de quille... Une fille timide peut cacher tellement plus. Il faut juste qu'une personne prenne la peine de le découvrir.
 

[Ma chronique] Avec Timide, Sarah Morant nous plonge tout d’abord dans le quotidien d’Éléonore, une jeune fille (vous l’aurez deviné) plutôt timide ainsi que d’un garçon, Jason. Les premiers chapitres sont d’ailleurs consacrés, en alternances, à ces deux protagonistes. On en apprend un peu sur leurs différentes personnalités, mais très peu sur leur passé en ce début d’histoire. L’auteure nous décrit de belle façon l’amitié naissante entre ces deux adolescents si différents l’un de l’autre.
 
Ce n’est que vers la 100 e page que le voile commence à se lever sur la triste histoire d’Éléonore et sur le drame qui l’a isolée. C’est aussi à ce moment qu’un nouveau personnage fait son apparition : Tyler, l’ami d’enfant d’Éléonore. Avec son arrivée, beaucoup de souvenirs refont surface, et tout va changer. Jason qui, sans le vouloir, est tombé amoureux de sa nouvelle amie, se rends vite compte qu’il n’est plus le seul à la convoiter.
 
«Plus on s’attachait à une personne, plus on lui donnait les moyens de nous détruire.»

La suite du roman est consacrée à la conquête d’Éléonore par les deux garçons : Son nouvel ami, et son plus vieil ami. Elle est maintenant prise dans ce triangle amoureux. Même si je ne suis pas fan des fameux triangles amoureux, je dois dire qu’au moins l’auteur laisse planer le doute jusqu’à la fin sur le choix qu’elle fera, et ça m’a impressionnée. Je ne vous dévoilerai rien, mais je peux vous dire que c’est très émouvant. D’ailleurs, le roman au complet l’est. À plusieurs occasions, les larmes ont montées pendant ma lecture tellement les drames et les tourments de ces personnages sont tristes et poignant.
 
«Parce que beaucoup disent des compliments, mais rares sont les personnes qui les pensent vraiment.»
 
Sarah Morant, cette jeune auteure découverte sur Wattpad, a bien méritée de se faire publier. Malgré quelques imperfections, son histoire est pertinente et addictive et je remercie Hachette Canada de m'avoir permise de la découvrir.

«La société avait fabriqué des moules qui nous façonnaient, et, lorsque vous ne vous conformiez pas aux classiques de la majorité, vous étiez rejeté :
- Une personne obèse l’avait bien cherché en se gavant chez McDo;
- Une adolescente enceinte était une fille facile;
- Une personne timide était juste froide. Antisociale. Sans caractère.»
 
http://hachette.qc.ca/

lundi 16 janvier 2017

[Chronique] Miss Peregrine et les enfants particuliers

Miss Peregrine et les enfants particuliers
Ransom Riggs

Éditions Bayard
432 pages

[Quatrième de couverture] Jacob est un ado comme les autres, excepté qu'il se pose des questions sur son mystérieux grand-père. Quelles sont ces étranges photos d'enfants qu'il lui montrait quand il était petit ? Les histoires qu'il lui contait sur eux étaient-elles vraies? Et pourquoi disparaissait-il aussi souvent?
 
Tout s'accélère le jour où il le retrouve blessé dans son jardin. Jacob a vu des monstres, il en est sûr, et personne ne veut le croire. Il ne lui reste qu'à suivre les dernières instructions qu'a murmuré son grand-père avant de rendre son dernier souffle...
 
[Ma chronique] Dès la première page de ce roman, j'ai su que j'allais adorer:
 
«Je venais juste de me résigner à vivre une vie ordinaire, quand des événements extraordinaires se sont produits. Le premier m'a causé un choc terrible et m'a changé définitivement, au point de couper mon existence en deux: Avant et Après. Comme la plupart des bouleversements à venir, il concernait mon grand-père, Abraham Portman.
 
Quand j'étais petit, Grandpa Portman était le personnage le plus fascinant de mon entourage. Il avait grandi dans un orphelinat, fait la guerre, traversé des océans en bateau à vapeur, et des déserts à cheval. Il s'était même produit dans des cirques. Incollable sur les armes, les techniques d'autodéfense et de survie en territoire hostile, il parlait trois langues étrangères, en plus de l'anglais. Moi qui n'avait jamais quitté la Floride, je trouvais ça infiniment exotique. Je le suppliais de me raconter ses histoires chaque fois que je le voyais, et il ne se faisait guère prier. Il me les confiait comme des secrets, qu'il ne pouvait révéler à personne d'autre.»
 
Et, comme je m’y attendais, j’ai tout à fait adoré ce premier tome de Miss Peregrine et les enfants particuliers. Même si ce n’est aucunement ce à quoi je m’attendais, je dois dire que j’ai été charmée par cet univers que nous offre Ransom Riggs.
 
 
Un gros point fort de ce roman est bien sûr l’ajout des photos d’époques, qui, comme le mentionne l’auteur dans ces remerciements, sont d’authentiques photos, autour desquelles il a peaufiné son histoire. C’est extraordinaire et ça ajouter un petit brin de magie et de crédibilité à l’histoire.
 
Malgré un début légèrement lent, mais tout de même intéressant, ce roman est définitivement un coup de cœur. Comment ne pas s’attacher à tous ces enfants particuliers? Il me tarde déjà de connaître la suite de leurs aventures rocambolesques.
 
<3 <3 <3

vendredi 13 janvier 2017

[Chronique] King's Game

King's Game, tome 1: King's Game
Nobuaki Kanazawa

Partenariat Interforum Éditis Canada
Éditions Lumen
374 pages

1 classe, 32 élèves, 24 heures pour obéir. Une seule sanction : la mort.
 
[Quatrième de couverture] Nobuaki est réveillé en pleine nuit par un étrange message qui met au défi deux de ses camarades de lycée de s’embrasser. À en croire le mystérieux expéditeur du mail, la classe entière participe à un “King’s Game”, un jeu du Roi auquel elle ne peut se soustraire. Jour après jour, à minuit pile, un nouveau défi s’affiche sur le téléphone portable des lycéens, qui finissent par découvrir la cruelle vérité : ils ont 24 heures pour exécuter les ordres du Roi, et la sanction en cas de désobéissance est la mort.

Suicides ou meurtres? Puissance occulte ou criminel de chair et de sang? La mort s’abat inéluctablement sur ses jeunes victimes, où qu’elles se trouvent et quoi qu’elles tentent pour s’échapper. Le couperet se rapproche dangereusement de nos héros… Parviendront-ils à démasquer le Roi avant qu’il ne soit trop tard?
 

[Ma chronique] Tout d’abord, je me permets de remercier Interforum Éditis Canada pour l’envoi de ce roman, et également Le roux qui lit, sans qui je n’aurais pas découvert cette série. Ça fait longtemps qu’on voulait faire une lecture commune lui et moi, et quand il m’a proposé qu’on lise King’s Game, j’ai accepté. On devait s’en tenir au tome 1, mais comme on a bien apprécié, nous nous lancerons ensemble dans le tome 2 également (et j’ai déjà hâte).
 
D’Un auteur japonais, King’s Game est le premier tome d’une série macabre et sanglante. Et si je prends la peine de préciser que c’est un auteur japonais, c’est tout simplement pour vous avertir que tous les personnages ont des noms japonais (évidemment). J’ai l’impression que tous ces noms se ressemblent, et comme il y a un certain nombre de personnages (toute une classe quand même), ce fût pour moi un défi. Heureusement, l’auteur nous fournit au tout début une liste des élèves, à laquelle j’ai pu me référer tout au long de ma lecture.
 
«À partir du moment où on met deux individus en concurrence, quel que soit celui qu’on choisit, le jour viendra où on regrettera de ne pas avoir voté pour l’autre.»
 
Donc, King’s Game, c’est un jeu (le jeu du roi), ou plutôt une malédiction, comme on s’en rend compte assez rapidement, dans laquelle Nobuaki et ses compatriotes se voient embarqué bien malgré eux. En effet, une nuit, ils reçoivent tous un message du Roi. Les règles sont simples : Ils ont 24 heures pour exécuter les ordres du Roi, sinon, c’est la mort. La première journée, personne ne prend au sérieux cette mise en garde, mais ils se rendent compte bien assez vite que tout ceci est sérieux.
 
«Haine, ignominie, jalousie, lamentation, désir, trahison. La véritable nature humaine se dévoile quand on est dos au mur.»
Cette histoire, sanglante troublante à souhait, est un véritable «page-turners». On ne peut pas s’empêcher d’avancer et d’espérer (en vain) que certains ne mourront pas. On ne s’en rend même pas compte, et c’est déjà la fin. D’ailleurs, parlant de fin… Je ne suis pas certaine d’avoir tout à fait saisi la nature de cette «malédiction», mais sachant qu’il existe d’autres tomes, j’en déduis que nous en sauront plus dans les prochains.
À suivre!
 
Pour voir la chronique de Le roux qui lit sur King's Games, c'est ICI.
 
 
http://www.interforumcanadapresse.qc.ca/

jeudi 5 janvier 2017

[Chronique] Manga Re\member IV

Manga Re\member IV
Welzard & Katsutoshi Murase
 
Partenariat Interforum Éditis Canada
Éditions Ki-oon
200 pages
 
Re/member est une série de manga horrifique adapté du roman du même nom (Titre original: Karada Sagashi ) de Welzard. Au moment où j'écris ces lignes, la série est toujours en cours et compte 9 tomes en VO, dont 5 seulement sont traduits en français.
 
[Quatrième de couverture] Une terrifiante légende urbaine circule parmi les élèves du lycée d’Oma. Une créature surnaturelle, la Rouge-Sang, hanterait les couloirs de l’établissement sous les traits d’une fillette de 11 ans couverte du sang de ses victimes…

Le quotidien d’Asuka et de cinq de ses camarades bascule le jour où, frappés par le maléfice de la Rouge-Sang, ils se retrouvent condamnés à revivre sans arrêt le même cycle funeste : transportés tous les soirs à la même heure dans l’enceinte de l’école, ils sont pourchassés puis inéluctablement massacrés par la créature infernale… avant de ressusciter le matin suivant !

Nuit après nuit, le rituel macabre se répète jusqu’à ce que les lycéens comprennent qu’il n’y a qu’un moyen de briser la malédiction : retrouver les 8 parties du corps d’une victime de la Rouge-Sang, éparpillées dans tout le lycée…
 

[Ma chronique] De retour au lycée Oma, avec nos héros pour les jours 7,8 & 9. Et, en plus, deux chapitres bonus nous sont offerts à la fin de ce quatrième tome, soit Le 5e jour de d’Asuka et Le 9e jour de Rumiko. Plus la série avance, plus je l’adore!

La suite de ces aventures, toujours aussi angoissante et à l’ambiance sanglante et stressante, devient de plus en plus claire. Plusieurs questions trouvent enfin des réponses, et on sent que la chasse au corps tire à sa fin (du moins, on l’espère et nos héros aussi).

Pour se rassurer et pour tenter de comprendre le comportement psychopathe de Kenji, Asuka, Rumiko et Takahiro vont lui rendre visite. Ils s’aperçoivent alors que Kenji ne semble pas dans son état normal, comme possédé, ce qui soulève encore un nouveau mystère. Ils rencontrent ensuite la grand-mère de celui-ci, une rencontre fort enrichissante. En effet, certains détails concernant la Rouge-Sang (que l’on connaît maintenant sous le nom de Miko Onoyama) se précisent alors.

La chasse au corps se continue, inlassablement, mais heureusement, ils avancent. Ils ont maintenant découvert plusieurs morceaux du corps d’Haruka et l’harmonie semble revenue parmi le groupe (exception faite de Kenji bien sûr).

Je peux maintenant affirmer, à la lecture des 4 premiers tomes, que cette série est un vrai coup de cœur. Le roman a été un coup de cœur, et les mangas le sont tout autant.

Merci encore à Interforum Éditis Canada
pour cette angoissante, mais adorable, série.
 
http://www.interforumcanadapresse.qc.ca/
 
 
 
Tomes précédents:
 
http://boooksfever.blogspot.ca/2017/01/chronique-manga-remember-i.htmlhttp://boooksfever.blogspot.ca/2017/01/chronique-manga-remember-ii.html
 
http://boooksfever.blogspot.ca/2017/01/chronique-manga-remember-iii.html
 
 
 

 

[Chronique] Manga Re\member III

Manga Re\member III
Welzard & Katsutoshi Murase
 
Partenariat Interforum Éditis Canada
Éditions Ki-oon
192 pages
 
Re/member est une série de manga horrifique adapté du roman du même nom (Titre original: Karada Sagashi ) de Welzard. Au moment où j'écris ces lignes, la série est toujours en cours et compte 9 tomes en VO, dont 5 seulement sont traduits en français.
 
[Quatrième de couverture] Une terrifiante légende urbaine circule parmi les élèves du lycée d’Oma. Une créature surnaturelle, la Rouge-Sang, hanterait les couloirs de l’établissement sous les traits d’une fillette de 11 ans couverte du sang de ses victimes…

Le quotidien d’Asuka et de cinq de ses camarades bascule le jour où, frappés par le maléfice de la Rouge-Sang, ils se retrouvent condamnés à revivre sans arrêt le même cycle funeste : transportés tous les soirs à la même heure dans l’enceinte de l’école, ils sont pourchassés puis inéluctablement massacrés par la créature infernale… avant de ressusciter le matin suivant !

Nuit après nuit, le rituel macabre se répète jusqu’à ce que les lycéens comprennent qu’il n’y a qu’un moyen de briser la malédiction : retrouver les 8 parties du corps d’une victime de la Rouge-Sang, éparpillées dans tout le lycée…
 
 
[Ma chronique] Comme dans le tome précédent, les premières pages sont réservées à l’aperçu des personnages et à l’avancée des recherches. Je me répète, mais je trouve vraiment que c’est génial de résumé le tout en image de cette façon. De plus, quelle ne fût pas ma surprise de découvrir à la fin un «bonus» sur le cinquième jour de Shota en supplément à cette histoire qui est déjà captivante!
 
Plus nous avançons dans la chasse au corps, plus le récit devient angoissant et surprenant. De nouvelles interrogations sont soulevées et viennent rehausser le récit et chambouler les aventures de nos jeunes héros. Kenji est de plus en plus étrange et dangereux et personne ne comprend ce qui lui arrive. D’ailleurs, je ne peux que souligner à quel point les illustrations démontrent bien l’évolution des personnages et comment leurs émotions et états d’âme transparaissent dans l’expression de leur visage. C’est fascinant.
 
Les jours 5-6- & 7 sont à l’honneur dans cet opus. Au cours de la cinquième journée, les filles rencontrent un nouveau personnage : Le professeur Yashiro. Déstabilisées par ces propos, les filles décident d’en parler aux autres et ils décident alors de retourner le voir au même moment de lendemain. On y apprend alors l’identité de la Rouge-Sang et son histoire. Mais on ne sait toujours pas qu’elle est son véritable rôle dans la chasse au corps, même si chaque nuit leur en apprend davantage sur son fonctionnement.
 
De plus en plus de différences apparaissent dans la journée qu’ils doivent revivre, signe qu’ils avancent de plus en plus dans la quête des morceaux de corps d’Haruka. Mais encore beaucoup de mystères subsistent. Qu’arrivera-t-il lors des prochaines nuits maintenant que Kenji est devenu presque aussi dangereux que la Rouge-Sang?
 
Un troisième tome plus-que-parfait, comme les autres! Merci encore Interforum Éditis Canada pour cet envoi.
 
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Tomes précédents:
 
http://boooksfever.blogspot.ca/2017/01/chronique-manga-remember-i.html  http://boooksfever.blogspot.ca/2017/01/chronique-manga-remember-ii.html
 
 

[Chronique] Manga Re\member II

Manga Re\member II
Welzard & Katsutoshi Murase
 
Partenariat Interforum Éditis Canada
Éditiosn Ki-oon
205 pages
 
 
Re/member est une série de mangas horrifique adaptée du roman du même nom (Titre original: Karada Sagashi ) de Welzard. Au moment où j'écris ces lignes, la série est toujours en cours et compte 9 tomes en VO, dont 5 seulement sont traduits en français.
 
[Quatrième de couverture] Une terrifiante légende urbaine circule parmi les élèves du lycée d’Oma. Une créature surnaturelle, la Rouge-Sang, hanterait les couloirs de l’établissement sous les traits d’une fillette de 11 ans couverte du sang de ses victimes…

Le quotidien d’Asuka et de cinq de ses camarades bascule le jour où, frappés par le maléfice de la Rouge-Sang, ils se retrouvent condamnés à revivre sans arrêt le même cycle funeste : transportés tous les soirs à la même heure dans l’enceinte de l’école, ils sont pourchassés puis inéluctablement massacrés par la créature infernale… avant de ressusciter le matin suivant !

Nuit après nuit, le rituel macabre se répète jusqu’à ce que les lycéens comprennent qu’il n’y a qu’un moyen de briser la malédiction : retrouver les 8 parties du corps d’une victime de la Rouge-Sang, éparpillées dans tout le lycée…
 
 
[Ma chronique] Dans ce deuxième tome, que je n’ai pas pu m’empêcher de lire tout de suite après le premier, on y retrouve, au tout début, un aperçu des personnages ainsi que l’avancée des recherches. C’est bien, ça permet, en un clin d’œil, de se rappeler les personnages et de se souvenir où ils en étaient dans la chasse au corps. 
 
Nous en étions donc dans ce tome, au début du jour 3 (deux nuits de chasse aux corps sont déjà passées). Dans leurs précipitations, nos protagonistes ont pensé que peut-être, s’il tuait Haruka avant qu’elle leur demande de retrouver son corps, la malédiction serait brisée et il n’aurait plus à se faire poursuivre chaque nuit par la Rouge-Sang. Ils ont donc convenu que ce serait Shota qui devrait le faire, afin de se faire pardonner d’avoir lâchement utilisé ses amis pour sauver sa peau. Malheureusement, leur hypothèse étant fausse, Hasuka est quand même revenu leur demander de «retrouver son corps».
 
Ce tome regroupe les jours 3, 4 & 5, et déjà, nos protagonistes n’en peuvent plus de mourir chaque nuit en tente de reconstituer un corps. Les tensions règnent au sein du groupe. Pourtant, Asuka devient de plus en plus courageuse et comme elle ne veut plus voir ses amis mourir, elle combat la Rouge-Sang avec l’énergie du désespoir. De plus en plus, les personnages se posent des questions sur le fonctionnement de la malédiction, de la chasse au corps, et on se doute qu’ils seront plus en plus organisés lors des prochaines nuits.
 
Comme le premier tome, celui-ci est à la hauteur de mes attentes : aussi passionnant et sanglant que son prédécesseur. Je remercie Interforum Éditis Canada pour cet envoi.
 
http://www.interforumcanadapresse.qc.ca/
 
 
 
Tome précédent:
 
http://boooksfever.blogspot.ca/2017/01/chronique-manga-remember-i.html


[Chronique] Manga Re\member I

Manga Re\member I
Welzard & Katsutoshi Murase


Partenariat Interforum Éditis Canada
Édition Ki-oon
208 pages

Re/member est une série de mangas horrifique adaptée du roman du même nom (Titre original: Karada Sagashi ) de Welzard. Au moment où j'écris ces lignes, la série est toujours en cours et compte 9 tomes en VO, dont 5 seulement sont traduits en français.

[Quatrième de couverture] Une terrifiante légende urbaine circule parmi les élèves du lycée d’Oma. Une créature surnaturelle, la Rouge-Sang, hanterait les couloirs de l’établissement sous les traits d’une fillette de 11 ans couverte du sang de ses victimes…

Le quotidien d’Asuka et de cinq de ses camarades bascule le jour où, frappés par le maléfice de la Rouge-Sang, ils se retrouvent condamnés à revivre sans arrêt le même cycle funeste : transportés tous les soirs à la même heure dans l’enceinte de l’école, ils sont pourchassés puis inéluctablement massacrés par la créature infernale… avant de ressusciter le matin suivant !

Nuit après nuit, le rituel macabre se répète jusqu’à ce que les lycéens comprennent qu’il n’y a qu’un moyen de briser la malédiction : retrouver les 8 parties du corps d’une victime de la Rouge-Sang, éparpillées dans tout le lycée…
 
 
[Ma chronique] Ceci est ma première expérience de manga à vie. Je dois dire que je n’ai jamais été attiré par les bandes-dessinées japonaises, mais après avoir lu le roman Re/member et être littéralement tombé sous le charme de cette histoire, j’avais envie de prolonger le plaisir et de lire les mangas s’y rapportant. Je n’ai pas été déçue le moins de monde. Au contraire, j’ai même aimé mon expérience.
 
Bien que déstabilisée par le fait de lire de droite à gauche plutôt que le contraire comme nous y sommes habitués, je me suis bien vite adaptée et j’ai pu constater la qualité des illustrations. Je redoutais l’effet du noir et blanc sur la Rouge-Sang : je m’étais imaginé qu’elle serait beaucoup moins impressionnante, mais, au contraire, on discerne très bien qu’elle est couverte de sang et elle fait tout aussi peur que dans ma tête!
 
Pour l’histoire, pas de déception! L’ambiance est aussi horrifiante et oppressante. Nos personnages (Asuka, Rumiko, Rie, Kenji, Shota et Takahiro), après la demande de leur amie Haruka de «retrouver son corps» sont téléportés, nuit après nuit, à la porte de leur lycée et doivent reconstituer le corps afin de briser cette malédiction. Ce premier tome, qui regroupe les jours 1, 2 & 3 de la chasse au corps, ne néglige aucuns détails. Il se passe exactement la même chose que dans le roman, ce que j’ai trouvé génial.
 
Je remercie Interforum Éditis Canada pour cette merveilleuse découverte. Je suis sous le charme de ce premier tome, et de cette première lecture de manga!
 
http://www.interforumcanadapresse.qc.ca/
 

[Chronique] La chimiste

La chimiste
Stephenie Meyer

Partenariat Hachette Canada
Éditions JC Lattès
555 pages

[Quatrième de couverture] Dans l'une des agences les plus secrètes du gouvernement américain, Alex est appelée « La chimiste » pour sa capacité hors normes à savoir faire parler les criminels. Mais détentrice d'informations trop confidentielles, l'agence va vouloir sa mort et vite...
 
Après quelques mois, son ancien responsable lui offre la chance d'effacer la cible qu'elle a dans son dos. Une dernière mission... une dernière trahison?
 
Elle se prépare au combat le plus difficile de sa vie mais un homme que tout devrait éloigner d'elle va bouleverser toutes les logiques, toutes ses certitudes...
 
Comment alors survivre à une chasse à l'homme quand on n'est plus seule à devoir se protéger?
 
 
[Ma chronique] J’ai été attirée par ce livre dès que j’ai vu sa couverture : simple, mais attrayante. Elle m’a tout de suite intriguée. Quand j’ai vu que c’était le dernier roman de Stephenie Meyer, ma curiosité fut piquée pour la deuxième fois. En effet, j’avais envie de voir où cette auteure (que j’ai découverte il y a plusieurs années grâce à la saga Twilight et que j’ai encore plus appréciée à la lecture de Les Âmes Vagabondes) allait m’apporter cette fois. Ces deux conditions étaient tout ce qu’il me fallait pour que je me lance dans La Chimiste.
 
La Chimiste, c’est l’histoire d’Alex (Juliana?), une scientifique surnommée «La Chimiste» alors qu’elle travaillait encore pour une agence secrète du gouvernement. On la découvre au tout début alors qu’elle est en fuite depuis plusieurs années, après que ses supérieurs aient tenté de la supprimer, croyant qu’elle détenait trop d’informations. J’ai été impressionné par les toutes les ressources qu’elle utilise pour se protéger et sauver sa peau; Toutes ces décoctions et ses inventions sont assez impressionnantes. Par contre, pour ce qui est du personnage en tant de tel, je n’ai pas pu m’empêcher, à plusieurs reprises, d’être exaspérés par son manque de confiance, mais surtout, par son côté paranoïaque extrême.
 
Évidemment, qui dit Stephenie Meyer, dit histoire d’amour et ce roman n’en fait pas exception. L’héroïne, malgré tout ce qu’elle traverse, finit par avoir elle aussi sa «love story». Je n’ai pas trouvé que la romance prenait «trop» de place dans l’histoire, mais je n’y ai pas cru pour autant. Quelle chance quand même que par hasard, l’homme qu’elle a kidnappé & torturé, soit un parfait gentleman et qu’en plus, il tombe amoureux d’elle. C’était trop facile, trop peu crédible pour moi.
 
En fait, j’ai passé un assez bon moment avec cette lecture, mais sans plus. N’empêche, l’auteure a su me captiver jusqu’à la fin, et m’a surprise avec ce nouveau roman, qui est d’un style tout à fait différent de ce qu’elle a déjà écrit. Et la fin m’a bien fait rire!
 
Je remercie Hachette Canada pour cette agréable lecture, que je conseille aux amateurs de romans d’action et d’histoires d’amour un peu clichées!
 
 
http://hachette.qc.ca/
 

mardi 20 décembre 2016

[Chronique] Immortels, tome 2: La traque

Immortels, tome 2: La Traque
Cate Tiernan

Collection Black Moon
384 pages

[Quatrième de couverture] Nasty trouve tant bien que mal sa place à River’s Edge, où elle réfléchit à son passé et à ses nouveaux choix de vie. Mais la présence de Reyn reste problématique : Nasty le désire autant qu’elle le hait. Elle ne peut l’aimer car il a tué sa famille, et pourtant… Une nuit, Nasty fait un cauchemar troublant, où apparaît son ancien ami Incy, qu’elle n’a pas revu depuis sa fuite. Elle le voit devant un feu de bois où se consument les autres membres de leur ancienne bande. Peu de temps après, Nasty se surprend à effectuer un acte de magie sans le vouloir, comme si sa nature originelle se réveillait en situation de danger. L’instant n’a duré qu’une seconde, mais elle a bel et bien pratiqué de la magie noire, une forme d’énergie détectable par les immortels à la recherche d’autres immortels... comme Incy.
 
 
[Ma chronique] Tout d’abord, j’aimerais souligner un fait important concernant ce roman : L’auteure a su, dans ce deuxième tome, me remémorer les détails importants du tome 1, et ce, même si j’avais lu celui-ci il y a plus de 6 ans! Ça m’a plu, surtout que je ne me rappelais pratiquement rien de cette histoire (à part le fait que ce sont des immortels). Dans les deux premiers chapitres, je me suis remis dans cet univers, sans avoir à relire le premier tome. Pour moi, ça mérite +1 pour l’auteure!
 
Ce deuxième opus se compose essentiellement des profondes pensées et de l’introspection de l’héroïne. Nasty étant une immortelle au passé tragique et obscur, rien de plus normal que son apprentissage à River’s Edge la pousse à se remettre en question.
 
«Je craignais d’être heureuse, car on ne peut jamais être heureuse pour l’éternité. »
 
Survient ensuite plusieurs événements étranges qui poussent Nastasia vers une série de choix stupides et irréfléchis. Chaque décision empire sa situation jusqu’à ce que ça dérape totalement pour elle. On aurait envie d’être là et de la secouer un peu cette immortelle!
 
Heureusement, tout finit bien. Même que la série aurait pu se terminer ainsi, mais comme il y a un troisième tome, j’imagine qu’il va arriver d’autre péripéties à Nasty et ses amis immortels.
 
 
Lecture faite dans le cadre du Challenge Pige m'en 3 sur Québec Livresque.

mardi 13 décembre 2016

[Chronique] Need

Need
Joëlle Charbonneau

Partenariat Hachette Canada
Éditions Milan
316 pages

[Quatrième de couverture] Les adolescents du lycée de Nottawa se réunissent tous sur NEED, un nouveau réseau social qui leur promet de répondre à leurs besoins sous couvert d'un total anonymat, quels que soient ces besoins... Et quelles qu'en soient les conséquences. Car, c'est bien connu, on n'a rien sans rien. Et si au départ la contrepartie semble dérisoire, il y a bientôt des morts dans la petite communauté...
 
«Désir: Envie de posséder un objet ou de réaliser un rêve.
Besoin: Nécessité de détenir quelque chose ou d'accomplir un acte essentiel à votre vie.»

[Ma chronique] Need est d’abord et avant tout un thriller psychologique «Young Adult» écrit par l’auteure de la série L’Élite (que j’ai adoré soit dit en passant). J’ai eu crainte, en lisant le résumé, qu’il y ait trop de ressemblances avec Addict de Jeanne Ryan, mais heureusement, c’est différent et même mieux (à mon avis).
 
Joëlle Charbonneau nous entraîne dans la vie des étudiants du lycée de Nottawa où on y découvre des adolescents plus ou moins tourmentés. Dès le début, plusieurs personnages nous sont présentés, et j’ai eu peur de perdre le fil parmi cette abondance, mais comme ils ont tous une personnalité bien définie, c’est assez facile de les différencier.
 
L’histoire est saccadée ; les chapitres alternent entre l’héroïne et les autres personnages et chacun d'eux a son rôle à jouer dans le déroulement de l’histoire.
 
Le personnage principal est Kaylee, une jeune fille pour qui la vie a basculé le jour où son frère est tombé malade. Depuis, elle tente le tout pour tout pour le sauver, au risque de passer pour une menteuse et une folle. Le seul qui la prend au sérieux envers et contre tous est son meilleur ami Nate. Il la soutient et l’aide dans ses démarches pour trouver un donneur pour son frère. C’est d’ailleurs Nate qui lui fait découvrir Need, le nouveau réseau social pour les étudiants du lycée de Nottawa.
 
On se doute bien que ce fameux réseau est tout sauf inoffensif. Plus ça va, et plus les missions sont périlleuses, parfois même illégales, et vers le milieu du roman, les événements s’enchaînent à une vitesse folle. L’histoire n’en est que plus captivante.
 
J’ai beaucoup aimé ce «one-shot», qui porte à réfléchir aux dangers des réseaux sociaux, mais surtout, sur la notion de besoins/désirs.
 
Je remercie Hachette Canada pour cette lecture!
 
http://hachette.qc.ca/
 
 
 

vendredi 9 décembre 2016

[Chronique] La Sirène

La Sirène
Kiera Cass

Collection R
342 pages

[Quatrième de couverture] Kahlen est une Sirène, vouée à servir son maître l'Océan en poussant les humains à la noyade. Pour cela, elle possède une voix fatale à qui a le malheur de l'entendre. Akinli, lui, est un beau et gentil jeune homme, qui incarne tout ce dont Kahlen a toujours rêvé. Tomber amoureux a beau leur faire courir un grave danger à tous les deux, Kahlen ne parvient pas à garder ses distances. Est-elle prête à tout risquer pour écouter son cœur?
 
[Ma chronique] Pour moi qui fût une grande fan de La Sélection du début à la fin, j'attendais avec impatience de découvrir ce tout premier roman de Kiera Cass. Malheureusement, j'ai été déçue. Je m'attendais à beaucoup mieux de cette auteure qui nous a offert la merveilleuse série La Sélection.

L'idée originale est excellente et originale, mais j'ai tout de même trouvé le roman un peu fade. Il y avait pourtant beaucoup d'éléments susceptible de faire un bon roman: Une idée originale, des personnages intéressant et une histoire d'amour impossible, mais il manquait un petit quelque chose. J'ai aimé le fait que le mythe des sirènes était revu d'une façon tout à fait nouvelle, mais j'ai trouvé le sujet trop peu exploité, ou pas de la bonne façon peut-être? Du moins, je n'ai pas été convaincu par cette histoire.

Je suis quand même contente d'avoir pu le lire, et ça n'a pas changé ma vision de l'auteure puisque je sais qu'elle a écrit ensuite une série géniale, et je lirai certainement ses autres romans, si autres romans il y a.

mercredi 30 novembre 2016

[Chronique] Ma raison de vivre

Breathing, tome 1: Ma raison de vivre
Rebecca Donovan

Partenariat Interforum Éditis Canada
Éditions PKJ
534 pages

[Quatrième de couverture]
- Et si je ne veux pas être ami avec toi?
- Alors nous ne serons pas amis.
- Et si j'ai envie d'être plus qu'un ami?
- Alors nous ne serons rien du tout.

Emma a tout fait pour empêcher Evan d'entrer dans sa vie. Non pas parce qu'il la laisse indifférente, bien au contraire, mais parce que personne ne doit savoir. Savoir qui elle est vraiment, quelle est son histoire et, surtout, ce qui l'attend tous les soirs, quand elle rentre chez elle...

[Ma Chronique] Ma raison de vivre est un roman assez troublant en soi. À vrai dire, je ne m’attendais pas à cela du tout étant donné que je n’avais lu aucun résumé ni aucun avis au sujet de cette série. Je me suis donc lancé dans ce premier tome totalement à l’aveuglette, sachant seulement que la série avait été le coup de cœur de bien d’autres lecteurs avant moi.
 
Emily (Emma) est une jeune fille vivant chez son oncle et sa tante depuis que son père est mort et que sa mère l’a abandonnée. Elle est très refermée sur elle-même et on peut comprendre pourquoi. Son histoire est bouleversante et même si certains passages manquaient de cohérence, l’auteure a su me toucher à travers ce récit. À plusieurs reprises, je me suis surprise à avoir les larmes aux yeux (ce qui est un exploit, puisque c’est plutôt rare que ça m’arrive pendant mes lectures).
Le personnage d’Evan est tout simplement divin et on ne peut que comprendre Emma de tomber sous son charme. Il est gentil, drôle et fait tout ce qu’il peut pour comprendre cette fille qui le repousse sans cesse. Malgré cela, il ne lâche pas prise et gagne son cœur. Leur idylle est tout ce qu’il y a de plus beau, un rayon de soleil dans la vie de cette jeune fille victime de maltraitance à la maison. Ce personnage est même presque trop beau pour être vrai!
J’avais de la difficulté à lâcher ce roman tellement l’histoire est intense. Je suis passée par toute une gamme d’émotions et cela faisait longtemps que ça ne m’était pas arrivé à la lecture d’un livre. J’ai vraiment adoré et j’ai très hâte de lire la suite, en espérant qu’elle sera à la hauteur de ce premier tome qui a frôlé le coup de cœur!
Je remercie Interforum Éditis Canada pour cette lecture incroyable!
http://www.interforumcanadapresse.qc.ca/

lundi 21 novembre 2016

[Chronique] Sang de pirate, tome 3: Poursuites

Sang de pirate, tome 3: Poursuites
Elisabeth Tremblay
 
Partenariat Éditions De Mortagne
Éditions De Mortagne
496 pages

[Quatrième de couverture] Enfant, Sax devait être sacrifié pour protéger le passage entre son monde et un autre. Sauvé de la mort par une sorcière, il devient le pirate le plus recherché des mers d’Alstrass. Mais l’ampleur de ses pillages et la renommée qui l’accompagne ne suffisent pas à lui faire oublier son désir de vengeance. Pour l’assouvir, il dissimulera sept trésors et créera sa propre légende. Près de trois siècles après la mort du pirate, en dépit d’une carte accessible à tous, les butins narguent toujours les chasseurs de trésors. Ils ne peuvent être retrouvés qu’avec l’aide de Kaléïdes. Ces humains nés hybrides ont le don de contrôler certaines espèces animales. Et ces êtres sont tout aussi rares que convoités. Si son retour sur Alstrass se passe d’abord comme prévu, Tiss déchante lorsque sa soif de justice la met dans un tel pétrin que la fuite est la seule issue possible. Elle qui rêvait de vivre sans devoir se cacher, la voilà dans l’obligation de disparaître. Comment repérera-t-elle Grévec si elle ne peut plus s’embarquer sur aucun navire ? Prisonnier de Javil sur le Malabar, Maksim navigue vers les eaux glacées du Tnaskyl, au nord de l’Estuanie. Son arrivée à bord est cependant vite contestée, au péril de sa vie, et la présence de Jaya vient brouiller les cartes. Pourra-t-il localiser le feu follet dépositaire des secrets de Sax ? Mais, surtout, réussira-t-il à déjouer les pièges d’une contrée où les animaux qu’il contrôle ne peuvent lui prêter main-forte?
 
[Ma chronique] Attention! Risque de spoiler des premiers tomes...

Donc, me revoilà plongé dans l'univers de Sang de pirate! J'attendais ce moment avec impatience, même si j'avais peur d'avoir de la difficulté à me retrouver dans cet univers (beaucoup de personnages, de créatures et d'endroits, donc parfois difficile de s'y retrouver), mais heureusement, tout a bien été, mieux qu’à ma lecture de tome II en tout cas. Il faut croire que j’ai bien assimilé l’histoire des trésors de Sax!

Comme dans les tomes précédents, nous retrouvons nos deux Kaléïdes, Maksim et Tiss, mais en plus, nous suivons les aventures de Joanna, la mère adoptive de Tiss, qui s’est retrouvée bien malgré elle sur Alstrass. Les chapitres alternent donc entre les points de vue de ces trois personnages.

Nous en apprenons beaucoup plus dans ce tome sur les créatures d’Alstrass, et cette fois, on en rencontre pour vrai, on ne fait pas seulement en entendre parler, ce qui est encore mieux. On y découvre également la vie à bord des bateaux de pirates : leurs équipages, les abordages, les pillages etc., toutes ces choses qui font partie du quotidien des pirates.

Nous retrouvons d’abord Tiss, que nous avions laissée à la fin du deuxième tome alors qu’elle tentait de revenir dans son monde d’origine. Elle y parvient sans trop d’encombre et se lance presque aussitôt dans la quête des trésors de Sax. Et elle y parvient! Enfin, après trois tomes, on met la main sur un de ces fameux trésors. On aurait presque pu commencer à croire qu’ils n’existaient pas réellement (il n’y a pas juste sur Alstrass qu’il y a des sceptique!). Plus tard dans l’histoire, elle s’embarque sur Le Kelpie, un bateau de pirates, où elle tente tant bien que mal de se tailler une place parmi l’équipage, dans un monde où la place des femmes n’est décidemment pas sur un bateau.

Notre deuxième protagoniste, Maksim, nous l’avions laissé dans le tome précédent (un détail que je ne me souvenais plus, mais ma mémoire est vite revenue) alors qu’il était prisonnier sur le bateau de Javil, capitaine du Malabar, en route pour un des emplacements des trésors de Sax. Plusieurs embûches en chemin et au retour, mais heureusement, il réussit à se défaire de l’emprise du capitaine et à revenir à Armoryle sain et sauf, au grand soulagement de ses amis. C’est alors qu’il repart avec un autre équipage, en route vers un autre continent, à la recherche des trésors de Sax, et en espérant croiser le chemin de l’autre Kaléïde.

La tempête qui a ramené Tiss sur Alstrass a également emporté le bateau de ses parents adoptifs, et pas sans encombre. Joanna se retrouve donc seule dans un monde inconnu, tente de se faire comprendre alors qu’elle ne parle aucune des langues d’Alstrass. Elle passe les premiers mois en compagnie d’un des peuples de l’île, mais dans l’objectif de retrouver Tiss. Elle se retrouve dons à Armoryle, dans une auberge que l’on connaît bien : La vieille Auberge de Cynt, où elle finit par se faire engager, malgré la barrière de langue. Heureusement, elle apprend très vite et se débrouille même pour commencer à apprendre à lire vers le milieu du roman. Je me demande bien au début quel était l’intérêt d’avoir intégré ce personnage à l’histoire, mais j’imagine qu’elle aura son rôle à jouer peut-être dans les tomes suivants. En attendant, c’est par elle (et en même temps qu’elle) que nous apprenons les nouvelles d’Alstrass rapportées par les clients de l’auberge.

En conclusion, l’auteure nous a offert un troisième tome digne des deux premiers, et qui nous donne autant envie de continuer la série. Elle nous laisse sur un fin que nous attendions depuis longtemps et qui m’a donné envie de poursuivre la série.
 
Je remercie les Éditions de Mortagne pour cette lecture! Vous pouvez retrouver ce livre sur leur site ICI.
 
https://editionsdemortagne.com/
 

lundi 14 novembre 2016

[Chronique] Let the storm break

Let The Sky Fall, tome 2: Let The Storm Break
Shannon Messenger

Partenariat Interforum Éditis Canada
Lumen Éditions
437 pages

[Quatrième de couverture] Vane Weston, le dernier sylphe de l’Ouest, a survécu à son premier affrontement avec l’ennemi. Il reste cependant une cible de choix, car lui seul détient le pouvoir des quatre vents… du moins c’est ce que tous s’imaginent. Car Audra, depuis qu’elle s’est unie à lui en se laissant voler un baiser – trahissant par là son serment de gardienne et tous les sylphes – maîtrise, elle aussi, la même force secrète.

Partie loin au nord pour fuir de terribles révélations sur son passé, la jeune fille se retrouve malgré elle attirée dans la Vallée de la Mort, repaire de Raiden et de ses guerriers. Et ce qu’elle y découvre la terrifie. Vane et Audra se trouvent face à un dilemme : révéler leur secret aux Veilleurs afin de leur permettre de combattre Raiden, et réduire ainsi à néant le sacrifice de tout un peuple, ou s’entêter à refuser au risque de perdre la guerre ?

S’ils parviennent à survivre aux forces venues les détruire, leur restera-t-il quoi que ce soit après le passage de l’ouragan?
 
[Ma chronique] Tel que mentionné dans ma chronique du premier tome, je me suis aussitôt lancé dans la lecture de cette suite, que j’ai aimée tout autant.


ATTENTION : Risque de spoiler du premier tome!
 
Après le départ précipité d’Audra, Vane s’est vu attribuer de nouveaux gardiens, qui tenteront alors d’entraîner le dernier sylphe de l’Ouest. Malheureusement, celui-ci ne démontre pas de grandes compétences dans la maîtrise des vents, au grand désarroi des autres sylphes. Peut-être est-ce parce que son lien avec Audra occupe un peu trop ses pensées, parce qu’il ne dort plus depuis plusieurs jours ou tout simplement parce qu’il n’a pas hérité des pouvoirs de ses ancêtres?
 
Contrairement au tome I où on côtoyait surtout Audra et Vane, plusieurs autres personnages font leur apparition dans celui-ci. Malgré cela, chaque chapitre alterne encore entre les points de vue de nos deux protagonistes. Donc, de nouveaux personnages s’ajoutent, comme Raf, un des nouveaux gardiens de Vane, avec qui il se lie d’amitié. Ce n’est pas étonnant, puisque ce personnage est plutôt amusant. Il fait aussi la rencontre d’une sylphe dont il avait déjà entendu parler, mais qu’il ne connaissait pas jusqu’à maintenant : Solana, l’ex-fiancée de Vane. Ce personnage est difficile à cerner, tantôt agaçante, tantôt émouvante et Vane doit s’habituer à sa présence constante.
 
Dans ce tome, nos personnages ont beaucoup évolué, chacun de leur côté. J’ai beaucoup aimé suivre Audra dans son périple. Elle découvre beaucoup d’information concernant Raiden et ses plans encore plus diabolique pour s’emparer de Vane et du pouvoir des vents de l’Ouest.
 
Quand nos deux amoureux se retrouvent enfin, les événements s’enchaînent à une vitesse telle que ça en est étourdissant. Heureusement que plusieurs gardiens sont là pour les aider et les protéger, car les découvertes qu’Audra, Vane et Raf ont faites ne sont pas rassurantes du tout. Mon cœur a même failli cesser de fonctionner vers la fin, tellement c’est intense. Mais bon, on devra maintenant attendre la sortie du dernier tome pour connaître la suite et retrouver nos amis sylphes.

Merci à Interforum Éditis Canada pour cet envoi!
 
http://www.interforumcanadapresse.qc.ca/
 

[Chronique] Chronique post-apocalyptiques d'une enfant sage

Chroniques post-apocalyptiques d'une enfant sage
Annie Bacon

Partenariat Hachette Canada
Éditions Bayard Canada
120 pages

[Quatrième de couverture] Montréal n'est plus que ruines. Au centre-ville, les hautes tours gisent en piles informes, réduites à leurs plus petites composantes, telles des constructions en Lego retournées dans leurs bacs d'origines.

Pas un bruit, si ce n'est quelques hurlements de systèmes d'alarme qui ne sonnent pour personne. La poussière est à peine retombée ; les rats se terrent encore.

Dans une rue du Plateau-Mont-Royal, une fille de treize ans marche, tirant derrière elle une valise bleue.
 
[Ma chronique] Sauvée par ses parents d’une onde de choc qui a décimé la majorité de la population, Astride se retrouve seule au monde. Comment une enfant de treize ans pourra-t-elle survivre?
 
Heureusement, Astride est une jeune fille pleine de ressources et intelligente. Suivant les conseils de son défunt père et désireuse de lui obéir, elle se réfugie dans une bibliothèque et y installe son campement.
 
Elle n’a pas à attendre bien longtemps avant de s’apercevoir qu’elle n’est finalement pas la seule survivante. Elle s’en doutant bien sûr, mais la venir des autres survivants si près de sa cachette lui ont confirmé que les conseils de son père étaient justifiés : Elle devait se méfier des autres humains. Par chance, personne ne remarque sa présence.
 
Parallèlement, un autre survivant, Armand Beauséjour, professeur d’une école secondaire, tente lui aussi de survivre dans ce nouveau monde post-apocalyptique. J’ai bien apprécié le personnage de M. Beauséjour d’ailleurs grâce à son désir de préserver l’histoire de l’humanité, mais aussi simplement par ses goûts musicaux. En effet, à un certain moment, il fredonne les paroles d’une chanson du groupe Les Cowboys Fringants, qui est en fait mon groupe québécois préféré.
 
«Je suis maintenant le dernier humain de la terre… » - Les Cowboys Fringants

Ces deux personnages finissent forcément par se rencontrer (d’une façon que je ne vous dévoilerai pas) et cela les fera tous deux réfléchir : L’un à ses méthodes de survie et l’autre à son avenir.

En seulement 120 pages, l’auteure a su me plonger dans cette épopée aussi intéressante que captivante. Et dire qu’une telle catastrophe pourrait se produire en l’espace de quelques minutes et rendre ce genre d’histoires réelles...

Merci à Hachette Canada pour ce petit, mais agréable moment passé avec ce roman.

http://hachette.qc.ca/

[Chronique] Journal d'un marchand de rêves

Journal d'un marchand de rêves
Anthelme Hauchecorne

Partenariat Atelier Mosesu
Collection Pepper
557 pages

[Quatrième de couverture] J'ai séjourné en hôpital psychiatrique. Pas de quoi fouetter un chat sauf lorsque, comme moi, vous êtes fils de stars. Par crainte du scandale, mes parents m'ont expédié loin d'Hollywood, dans la vieille Europe. Les meilleurs spécialistes m'ont déclaré guéri. En vérité, la thérapie a échoué. Les songes ont repris, plus dangereux que jamais. Malgré moi, je me trouve mêlé aux intrigues de puissants Rêveurs. Des gens charmants et bien décidés à m'éliminer, mais avec élégance. M'entêter serait totalement déraisonnable. Pourtant, deux plaies à vif m empêchent de tourner la page... La première est une fille. La seconde, une soif de vengeance. Je m'appelle Walter Krowley. Vous tenez mon journal intime. Prenez-en soin. Ce livre pourrait devenir mon testament...
 
[Ma chronique] Je tiens tout d’abord à remercier les Ateliers Mosesu pour l’envoi de ce tout premier roman de leur nouvelle collection Pepper. L’illustration de la couverture et le titre m’ont aussitôt séduite et c’est ce qui m’a poussé à aller consulter la fiche du livre et ensuite à le demander.
 
J’ai pu constater que la qualité n’était pas seulement au niveau visuel, mais bel et bien au niveau de l’écriture également. L’auteur nous offre une histoire passionnante, truffée de comparaison et/ou métaphores intelligentes et drôles.
 
«Sous un certain angle, Trevor avait tout de l’héritier modèle… À condition que Satan souhaite prendre sa retraite.» — Walter Krowley, page 22.
 
Aucun détail n’est négligeable dans ce récit. En effet, chaque personnage que rencontre notre héros est important, ou le sera plus tard dans l’histoire, à ma grande surprise. Certains détails que je croyais sans importance de prime abord, changeaient littéralement le cours du récit.
 
«Il n’existe pas de monde des rêves sans cauchemars.» — Walter Krowley, page 48
 
L’histoire est écrite comme si c’était le personnage principal qui en était l’auteur et comme s’il nous racontait son histoire (à nous ou à son journal, d’où le titre j’imagine…).
 
C’est donc les aventures de Walter Krowley, un scénariste en devenir, fils d’un acteur célèbre de Hollywood, que nous suivons dans ce roman. Walter est un personnage assez particulier. Il ne suit pas les étapes logiques de l’histoire et ne prend pas les décisions qu’on s’attendrait qu’il prenne, ce qui a pour effet de chambouler le récit et de surprendre le lecteur. On aurait parfois envie d’entrer dans le livre pour secouer notre héros!
 
Je persiste à dire que l’auteur a su écrire un roman génialissime, faute de meilleure expression. Ces aventures oniriques m’ont surprise jusqu’à la toute fin. C’est un travail exceptionnel que l’écriture de ce roman et je remercie encore les Ateliers Mosesu pour leur confiance et de m’avoir permis de découvrir ce chef-d’œuvre.
 
http://www.atelier-mosesu.com/
 

mardi 1 novembre 2016

[Chronique] Sweet

Sweet
Emmy Laybourne
 
Il n'y a pas que vos complexes qui vont fondre...
Partenariat Hachette Canada
Éditions Hachette
360 pages

[Quatrième de couverture] Madame, Monsieur,

J’ai l’honneur de vous inviter à une extraordinaire croisière de luxe à bord de l’Extravagance! Au programme : découverte en avant-première d’un produit miracle qui vous débarrassera de vos bourrelets disgracieux. Et sans efforts!

Vous rêvez de retrouver votre taille de guêpe? Le Solu est fait pour vous.
Le Solu n’est pas un amincissant comme les autres.
Le Solu vous fera vraiment maigrir.
Vous ne pourrez plus vous passer de lui.

Je vous le garantis. N’attendez plus : rejoignez-nous sur les rives de Fort Lauderdale, en Floride, pour un embarquement imminent!

Au plaisir de vous aider à mincir,
Timothy Almstead, président de Solu Corporation

[Ma chronique] Voici un roman qui m'a tentée au premier coup d'œil. La couverture est attirante et intrigante à souhait.
 
L'histoire se passe sur l'Extravagance, une croisière de luxe où le lancement du fameux produit miracle, le Solu, est prévu en avant-première mondiale. Le Solu se veut un édulcorant amincissant idéal pour une perte de poids rapide ET facile, car on peut perdre du poids tout en mangeant des sucreries/desserts.
 
Le roman est séparé en sept parties, soit les sept jours que dure la croisière. Chacune de ces sept parties est également divisée en chapitre alternant entre Lauren et Tom, nos deux personnages principaux.
 
Lauren est une jeune fille de dix-sept ans qui accompagne sa meilleure amie, Vivika, sur la croisière Solu non pas parce qu'elle désire perdre du poids, mais bien parce qu'elle veut profiter du luxe et des activités de l'Extravagance. C'est plutôt Vivika, obsédée par son poids et ses courbes, qui a voulu que son père achète également un billet pour sa meilleure amie.
 
Pour ce qui est de Tom, il est ce qu'on appelle communément «un enfant de la télé», c'est-à-dire, dans son cas, qu'il était vedette d'une série télévisé quand il était petit. Maintenant reconverti en reporter télé, il a été engagé pour couvrir la croisière Solu avec son équipe.
 
Tout sépare nos deux protagonistes, mais curieusement, une suite d'événement hasardeux les feront se rencontrer, et pas nécessairement dans des circonstances idéales. Ils ont quand même un point en commun et c'est ce qui fera toute la différence dans les événements qui se produiront.
 
L'auteure nous a concocté une histoire rocambolesque, à la limite le genre d'histoire dont je ne m'étonnerais même pas qui arrive pour vrai, dans le monde actuel. C'est le genre de roman qui nous fait prendre conscience des dessous de la nature humaine et qui nous décourage de certains comportements. D'autant plus que l'horreur se poursuit jusqu'à la toute dernière page!
 
J'ai adoré ce roman, qui a littéralement surpassé mes attentes.
Je remercie donc
Hachette Canada pour cette lecture! :)
 
http://www.hachette.qc.ca/