jeudi 18 mai 2017

[Chronique] L'Autre Reflet

L'Autre Reflet
Patrick Senécal

Partenariat Québec loisirs
Québec loisirs
431 pages

[Quatrième de couverture] Il s'appelle Michaël Walec et il rêve de publier un roman noir - un bon, un vrai ! Alors depuis trois ans, le soir, après avoir donné ses cours de français aux détenues de l'Établissement Joliette pour femmes, il bûche sur son manuscrit. Et quand il visite les Salons du livre, il se dit que, un jour, lui aussi fera partie de la grande famille des écrivains. Mais depuis quelque temps, alors qu'il s'acharne à réécrire les scènes pivots de l'intrigue, force lui est d'admettre que, malgré son indéniable talent littéraire, il n'arrive pas à insuffler à son manuscrit ce « petit quelque chose » qui en ferait un bon, un vrai, un « excellent » roman noir. Or, ce petit quelque chose, Michaël le découvre un jour dans une nouvelle « très mal écrite » d'une de ses étudiantes, Wanda Moreau, qui y relate l'assassinat pour lequel elle a été condamnée. Une étrange relation s'installe aussitôt entre la meurtrière, avide des conseils littéraires de son professeur, et l'apprenti écrivain, fasciné par cette femme qui a connu la vraie noirceur. Pourtant, quand Michaël réussit à insuffler l'élan qui manquait à son roman grâce à Wanda, il ne lui en dit rien. Car, après tout, elle n'est pour lui qu'une source d'inspiration... « L'Autre Reflet » : quand, à travers un thriller noir qui nous entraîne au plus profond de l'abîme, Patrick Senécal s'interroge sur la création littéraire, le milieu du livre et le succès commercial.


[Ma chronique] Comme je suis une «fan» incontestée de Patrick Senécal, il m’était impossible de passer à côté de l’occasion de lire ce roman. Encore une fois, il tape dans le mille avec L’Autre Reflet. Dans ce roman, on plonge tête première dans le monde de l’édition, des auteurs et des salons du livre.
 
Le personnage principal, Michaël Walec, rêve de publier le manuscrit sur lequel il travaille depuis longtemps, mais auquel il manque un petit quelque chose. En attendant de finir l’écriture de son roman, MW enseigne dans une prison pour femme, où il rencontrera Wanda Moreau, une détenue meurtrière. À la lecture d’un exercice écrit par son élève où elle décrit le meurtre qu’elle a commis, Mike découvre enfin ce qu’il lui manquait pour que son roman soit parfait. À partir de ce moment, sa vie ne sera plus jamais la même.
 
Contrairement à son héros, Patrick Senécal excelle dans l’écriture des scènes de meurtres et d’horreur et il nous le prouve encore dans ce roman. Ce n’est pas pour rien qu’on dit que Patrick Senécal est le maître incontesté de l’horreur au Québec!
 
J’ai énormément apprécié mon intrusion dans le monde, méconnu, des auteurs québécois. Comme l’auteur est un habitué de cet univers, il est fort probable que la plupart des choses décrites (la compétition entre auteurs du même genre, l’angoisse de ne pas voir son roman publié ou pire, qu’il ne soit pas aimé et l’ambiance des salons du livre) soient assez près de la réalité. Ce que j’ai apprécié également, c’est que l’auteur a intégré à son roman de vraies personnalités du milieu (India Desjardins, Stéphane Dompierre, François Lévesque… pour ne nommer que ceux-là) plutôt que d’en créer de toutes pièces.
 
La lente descente aux enfers du protagoniste et sa détresse que nous ressentons nous aussi en tant que lecteur achèvent de nous convaincre que ce roman est un incontournable. Évidemment, cette fin percutante nous rappelle que Patrick Senécal n’est pas près de cesser de nous surprendre! J’aimerais remercier Québec loisirs pour cet agréable moment passé avec l’Autre Reflet.
 
https://goo.gl/Yd98Rj

 

mercredi 17 mai 2017

[Chronique manga] Hamatora, tome II

Hamatora, tome II
Yukinora Kitajima & Yûki Kodana


Hamatora (ハマトラ) est une plateforme multimédias intégrant une série de mangas, un anime, un jeu vidéo, une adaptation au théâtre et une adaptation en «light novel». La série est terminée et compte au total 3 tomes, aussi bien en VO qu'en VF. Elle est écrite pas Yukinori Kitajima, dessinée par Yûki Kodana, d'après une histoire originale de ce dernier, et de Natsu Matsumai.
Partenariat Interforum Éditis Canada
Éditions Kurokama
198 pages
 

[Quatrième de couverture] 2013, quartier chinois de Yokohama. Hajime est terrassée par le pouvoir d'électricité de Birthday. Que décidera Nice face à la proposition de Birthday et Ratio qui lui demandent qu'on leur livre Shizuku s'il souhaite voir Hajime survivre?! Mais surtout comment réagira Murasaki face aux fortes convictions de Nice.
 
CHRONIQUE MANGA SIGNÉE THOMAS
[Ma chronique] Après un premier tome très intéressant, pleins de rebondissements et de retournements de situation, la barre était haute pour le deuxième tome d'Hamatora. Il n'y a pas à être déçu, ce tome ne fait aucunement pâle figure à côté du premier.
On retrouve, tout comme dans le premier, une écriture et un rythme au poil. Le manga se lit facilement de la page couverture à la quatrième de couverture sans aucune difficulté. On reprend le récit où le tome précédent l'a laissé et reprendre l'intrigue en tant que lecteur, même après plusieurs mois, est très facile. En gros, aucune surprise par rapport au premier tome au niveau de la qualité. Je profite de cette fin de paragraphe pour glisser ici qu'au niveau du dessin aussi, c'est du même niveau que le premier tome.
Dans la postface, on peut lire: «Il (le représentant chez l'éditeur) insistait souvent pour que j'écrive une histoire préparant le lecteur  à un final attendu, mais offrant au dernier moment un retournement de situation étonnant.» Je crois que cette citation résume très bien ce qui vous attend dans ce tome. Même en sachant cela, les retournements de situations sont vraiment le point fort de l'œuvre et le fait de les chercher et de s'attendre à être surpris ne change rien au plaisir qu'on en ressent. Il est toujours intéressant de voir comment l'énigme sera résolue et nos suppositions initiales se révèlent bien souvent fausses.
Cette chronique se trouve bien raccourcie par le fait que je n'ai pas pu trouver de point m'ayant vraiment dérangé dans cette œuvre et que tous les bons côtés ont déjà été traités dans la chronique sur le premier tome. Disons que c'est une bonne chose. Donc pour faire simple, si le premier tome vous a plu, sautez sur le deuxième (pas littéralement, ça coûte cher des livres), vous ne serez pas déçu!
Merci Interforum Éditis Canada pour cette lecture.
 
http://www.interforumcanadapresse.qc.ca/
 

 

[Chronique manga] Les Misérables, tome 2

Les Misérables, tome II
Victor Hugo & Takahiro Arai
 
Les Misérables (Titre original: レ・ミゼラブル) de Takahiro Arai est un manga Shonen se voulant une adaptation de Les Misérables de Victor Hugo. Elle regroupe actuellement 8 tomes en VO dont 7 sont traduits en français.

Partenariat Interforum Éditis Canada
Éditions Kurokawa
200 pages

[Quatrième de couverture] Le quartier Latin de Paris au début du XIXe siècle. La belle Fantine à la chevelure d'or vit pleinement sa jeunesse. Elle est amoureuse d'un homme grâce auquel elle vit aisément. Et elle a une foule d'amis. Et puis elle met au monde sa jolie petite Cosette. Son destin va lui jouer des tours. On passe directement de Paris à Montreuil-sur-Mer. Le pays qui a vu naître la jeune orpheline qu'était Fantine, mais aussi la ville gouvernée par le maire Madeleine.
 
CHRONIQUE MANGA SIGNÉE THOMAS
[Ma chronique] Tout comme le premier tome, on retrouve ici une adaptation du célèbre roman Les Misérables du tout aussi célèbre Victor Hugo, qui, pour l'anecdote, a une rue nommée à son nom où il vécût de son vivant. Personnellement, j'ai préféré ce tome au premier pour des raisons que je ne pourrais exhaustivement expliquer. Toutefois, je traiterai, dans les prochaines lignes, des quelques points que j'ai aimés ou non de ce deuxième tome.
Tout d'abord, jusqu'à présent, le respect de l'œuvre originale est intégral. Le récit est toujours aussi captivant et j'ai fait la lecture complète de ce tome d'un couvert à l'autre sans m'arrêter. Le rythme reste très bien géré de manière à ce qu'on ne voie pas le temps passer et que l'œuvre soit immersive. En ce qui a trait à l'histoire, sincèrement, je n'ai pas grand-chose à rajouter sur ce que j'ai dit dans ma première chronique sur cette série.
Pour les dessins toutefois, je suis content de voir une nette amélioration. Jamais un visage ne m'a semblé difforme comme dans le premier tome et j'ai l'impression que le niveau général a pris un cran, même si ce n'est peut-être pas le cas. De plus, le style féerique que j'affectionnais particulièrement dans le premier tome est encore plus présent ici, ce qui ne peut que me satisfaire.
La seule chose m'ayant un peu dérangé dans ma lecture est la manière dont les Thénardier sont introduits. (Spoiler) Dès la première apparition de la mère, il est évident qu'elle n'est pas une bonne personne, trop évident selon moi. On le devine sans attendre que n'importe quelle action qu'elle portera ne soit pas faite de bon cœur. Je crois qu'il aurait été plus intéressant de laisser découvrir au lecteur le personnage plus tranquillement au travers de ces actions au lieu de nous le mettre devant les yeux avec le design des personnages. Les Thénardier sont visuellement dessinés méchants et je crois que ça gâche une partie de l'intrigue. En même temps, tout cela reste extrêmement subjectif.
 
Tout comme le premier tome, celui-ci a été pour moi un plaisir à lire et sera un plaisir à relire également dans le futur. Malgré ses quelques défauts, on trouve ici un manga solide que je vous conseille. Je remercie donc Interforum Éditis Canada pour cet envoi.
 

http://www.interforumcanadapresse.qc.ca/
 

jeudi 11 mai 2017

[Chronique] Sang de pirate, tome IV

Sang de pirate, tome 4: Confrontations
Élisabeth Tremblay

Partenariat Éditions De Mortagne
Éditions De Mortagne
557 pages
 
[Quatrième de couverture] Traquée par les chasseurs de primes, Tiss se croyait en sécurité sur Le Kelpie. C'Était sans tenir compte de la méfiance de Dinar à son égard et de son acharnement à découvrir la vérité. Devra-t-elle encore fuir? Pour aller où, alors que l'Hydre et son capitaine maudit sont également sur ses traces?

Hanté par leur rencontre en pleine mer, Maksim cherchera sans relâche à retrouver Tiss, convaincu que la jeune femme navigue vers le sixième emplacement. Toutefois, la route jusqu'au sommet du volcan en éveil sera ardue et les mauvaises surprises, nombreuses. Mais il est prêt à risquer sa peau pour damer le pion à Grévec et enfin assouvir sa vengeance.

Sur Alstrass, quatre trésors restent toujours à découvrir. L'heure est maintenant au règlement de comptes, et les erreurs du passé ne demeureront pas impunies...


[Ma chronique] Je tiens tout d’abord à remercier les éditions De Mortagne pour l’envoi de ce roman, me permettant ainsi de terminer cette série.
 
En effet, ce quatrième tome est le point final à la série Sang de pirate. J’ai encore de la difficulté à me faire à l’idée que j’ai terminé conclut cette série en terminant ma lecture de ce tome, car j’ai, chaque fois, adorée me retrouver dans cet univers.
 
Élisabeth Tremblay a su, au cours de ces 4 tomes, créer un univers original et passionnant. Malgré sa complexité, il est si riche en détail qu’on s’y retrouve aisément malgré tout et on ne peut s’empêcher d’y plonger tête première.
 
Ce dernier tome est, selon moi, le meilleur d’entre tous et, même si j’en aurais voulu plus (j’aurais pris un tome complet sur ce qui se passe entre le dernier chapitre et l’épilogue), je trouve qu’il conclut magnifiquement cette histoire. Il n’y a aucun temps morts entre ces pages. Nos héros vivent péripéties sur péripéties, faisant ainsi avancer l’histoire drôlement rapidement.
 
Cette conclusion est un vrai bonbon duquel je me suis régalé avec plaisir. Les trois premiers tomes étaient en fait un lent préambule à cette apothéose qu’est le quatrième tome. Aucun détail n’est laissé au hasard. Cette conclusion répond à tous les questionnements que nous aurions pu avoir à la lecture des précédents livres et même plus!
 
J’ai aimé le fait que nous revoyions presque tous les personnages rencontrés au cours de cette aventure (mis à part, bien sûr, ceux qui étaient déjà morts). L’auteure a su faire une place à chacun d’entre eux et la plupart contribuent à l’avancement de l’histoire. Nous rencontrons aussi avec plaisir de nouvelles créatures, dont nous avions seulement entendu parler jusqu’à maintenant.
 
Je remercie encore les éditions De Mortagne pour ce roman que j’ai dévorée en deux fois moins de temps que ses prédécesseurs, car je l’ai littéralement adorée.
 
https://editionsdemortagne.com/
 
 
Tomes précédents:
 
http://boooksfever.blogspot.ca/2016/11/chronique-sang-de-pirate-tome-3.html
 

[Chronique] Le monstrologue

Le Monstrologue, tome I
Rick Yancey

Partenariat Québec Loisirs
Éditions Québec Loisirs
464 pages

[Quatrième de couverture] «Voici les secrets que j'ai gardés. La confiance que je n'ai jamais trahie. Mais cela fait aujourd'hui plus de quatre-vingt-dix ans qu'est mort celui qui m'a accordé sa confiance, celui dont j'ai conservé les secrets. Celui qui m'a sauvé... et aussi condamné. »

Ainsi commence le journal de Will Henry, jeune apprenti auprès d'un docteur à la spécialité des plus inhabituelles : la chasse aux monstres. Au fil des années passées à ses côtés, Will s'est accoutumé aux visites nocturnes et aux missions périlleuses. Mais lorsqu'une nuit, un pilleur de tombes leur apporte une trouvaille particulièrement macabre, Will et son maître se retrouvent embarqués dans une vertigineuse descente au cœur de l'horreur...

[Ma chronique] Dans Le monstrologue, Rick Yancey nous plonge dans l’univers d’un pauvre orphelin du nom de Will Henry. Au décès de ses parents, Will Henry a été recueilli par le docteur Pellinore Warthrop, pour qui son père travaillait avant sa mort. On le croit docteur, mais en fait, il est plutôt un monstrologue : Il étudie différentes espèces de monstres. Dans ce récit, nous découvrons une espèce plutôt étrange : L’Anthropophage.
 
Le rythme de ce roman est très contradictoire; tantôt lent, tantôt rapide. Au début de l’histoire, on tombe vite dans l’action avec une scène de monstres dans un cimetière, mais ensuite, c’est plutôt long avant qu’il ne se passe quoi que ce soit. D’ailleurs, j’ai trouvé le roman plutôt long et, malgré mon appréciation, j’avais hâte que ce soit terminé.
 
Parlons des personnages principaux : Will Henry et Pellinore Warthrop. Le premier, orphelin, condamné à être le misérable assistant du monstrologue, me faisait plutôt pitié, mais je les trouvais sympathique en son genre. De son côté, le docteur Warthrop, bien qu’intelligent, est excentrique et égoïste et il me fut plutôt antipathique la plupart du temps.
 
J’ai trouvé très intéressant de me retrouver dans cette époque où Will Henry, notre narrateur, avait seulement 12 ans. On sent que l’auteur voulait nous plonger dans une atmosphère plus glauque et différente du monde actuel afin de donner plus de crédibilité à son récit et c’est réussi.
 
Les monstres décrits, bien qu’invraisemblables, étaient très réalistes et effrayants dans mon esprit au cours de ma lecture. L’auteur a bien su nous décrire le tout afin que ce soit dégoutant et effrayant à souhait.
 
J’ai donc appréciée ma lecture de ce roman de Rick Yancey, qui, après la 5e Vague, a su me surprendre avec ce premier tome d’une nouvelle série. Je remercie donc Québec Loisirs pour cette belle découverte!

https://goo.gl/Yd98Rj
 

lundi 10 avril 2017

[Chronique] Impyrium

Impyrium
Henry H. Neff

Partenariat Hachette Canada
Éditions Hachette
352 pages
 
[Quatrième de couverture] Depuis trois mille ans, les Faeregine règnent sur Impyrium.

Pourtant, au fil des siècles, leur magie s'est affaiblie. Aujourd'hui, elle n'est presque plus qu'un souvenir. D'autres mages, plus puissants, convoitent le trône.

Hazel est le dernier espoir des Faeregine. Sa magie paraît sans limites. Mais est-ce une chance ou une malédiction, pour Hazel, pour sa famille, pour Impyrium?
 
[Ma chronique] Ce livre a surpassé mes attentes. Quand j’ai lu le résumé, je m’attendais à une histoire fantastique. Étonnamment, après quelques chapitres, je me suis aperçu qu’en fait, c’est un roman post-apocalyptique/science-fiction, le tout ponctué de magie, de démons et de créatures fantastiques. Un astucieux mélange de trucs que j’apprécie généralement!

L’univers d’Impyrium est riche et bien construit. L’auteur a su créer son propre univers sur les bases de notre monde actuel, bien que l’histoire, comme nous l’apprenons dans le récit, se passe en fait 3000 ans après Le Cataclysme (quel cataclysme? À vous de le découvrir!).

Certains diront que le rythme est lent, mais je crois que c’était nécessaire, dans ce premier tome, pour la mise en contexte de l’histoire. Dans ce type de série, le premier tome est surtout un tome introductif, qui permet au lecteur de découvrir l’univers, les personnages etc. Il n’y a pas énormément d’actions dans ce livre, mais plusieurs intrigues sont tout de même mises en place. On s’attend donc à beaucoup plus des prochains tomes.

J’ai rencontré beaucoup de personnages au cours de ma lecture, mais les principaux sont bien sûr Hazel et Hob. La première est la plus jeune de la noble famille Faeregrine. Elle est physiquement différente des autres membres de sa famille, ce qui fait qu’elle est plus «tolérée» qu’«acceptée» dans tout Impyrium, et ce, même dans sa propre famille. Malgré tout, elle se révèle être étrangement plus douée que la moyenne en matière de magie. Hob, pour sa part, est un jeune homme issu d’une contrée lointaine qui se retrouve, bien malgré lui, au cœur de la famille royale à travailler comme domestique. Il est très audacieux et courageux, mais surtout très intelligent et je me suis bien vite attachée à ce personnage.

Point fort : La carte au début de roman. Chaque fois qu'un auteur me fournit une carte, je suis aux anges. J’ai parfois de la difficulté à situer les lieux décrits dans ma tête, alors d’avoir un support visuel est, pour ma part, toujours très appréciée!

Personnellement, j’ai passé un bon moment avec cette lecture dont je remercie Hachette Canada pour l’envoi.

http://hachette.qc.ca/
 

vendredi 7 avril 2017

[Chronique] Caraval

Caraval
Stephanie Garber

Partenariat Hachette Canada
Éditions Bayard
479 pages

[Quatrième de couverture] Bienvenue à Caraval! Le spectacle le plus extraordinaire de tous les temps! Vous y verrez plus de merveilles que le commun des mortels au cours de toute une vie. Mais avant que vous vous plongiez dans notre univers, gardez à l'esprit qu'il s'agit d'un jeu... Nous tenterons de vous convaincre que ce qui se passe au-delà de ce portail est réel, mais ce n'est qu'illusions. Alors prenez garde à ne pas trop vous laisser emporter. Car les rêves qui se réalisent peuvent être magnifiques, mais ils peuvent aussi se transformer en cauchemars si l'on ne se réveille pas...


[Ma chronique]  Caraval m’a intéressée dès que j’ai vu la couverture. Ensuite, le résumé m’a intriguée et j’ai voulu me lancer. Je remercie d’ailleurs Hachette Canada de m’avoir permis de découvrir ce roman.
 
Caraval, c’est un jeu où l’illusion et la magie se côtoient pour créer un univers fabuleux, entre la réalité et le rêve. C’est dans cet univers, ou plutôt sur cette île (l’île de Légende, le fameux maître de Caraval) que se retrouvent notre héroïne Scarlett, sa sœur Donatella et Julian (un marin débarqué de nulle part qui accompagne les deux sœurs à Caraval). Sitôt débarqué sur l’île, Donatella est enlevé par le maître de Caraval et Scarlett se voit contrainte, bien malgré elle, à participer au jeu afin de retrouver sa sœur.
 
J’ai été surprise de bien des façons au cours de ma lecture. L’auteure nous transporte de surprise en surprise dans cet univers qui n’est pas sans rappeler celui de Lewis Caroll et de son pays des merveilles. J’ai adoré!
 
«Le danger l’attirait comme une flamme attire les papillons de nuit. Le risque de se brûler les ailes ne semblait jamais l’effrayer.»
 
Malgré un début lent (j’avais peut-être juste beaucoup trop hâte d’arriver à Caraval moi aussi!), le reste du roman est une véritable «page-turner»! Dès qu’on tombe dans l’univers de Caraval, c’est tellement mystérieux et intriguant, qu’on ne voit pas venir la fin. D’ailleurs, la fin m’a bien surprise puisqu’au départ, je croyais que c’était «one-shot». C’est seulement en le terminant que je me suis rendue compte que c’était, heureusement, seulement le premier tome de la série. J’aurais été très déçue que ça se finisse ainsi, d’autant plus que je n’ai pas eu de réponses à la plupart de mes questions et que cette fin, à l’image du roman, est étrange et intriguante. Je suis bien contente de savoir que je pourrai me replonger dans cet univers dans l’avenir!
 
http://hachette.qc.ca/