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lundi 12 juin 2017

[Chronique] 16 ans et papa

16 ans et papa
Marilou Addison

Partenariat Éditions De Mortagne
Éditions De Mortagne
285 pages

[Quatrième de couverture] À seize ans, tout ce qui m'intéresse, c'est le prochain party où j'irai, et les filles que je réussirai à séduire. À quoi bon me soucier de demain ? Je ne songe qu'à mon propre bonheur, et ça me va. Après tout, on n'a qu'une vie à vivre, non?

Ça, c'était avant l'appel d'Andréanne, cette fille que je connais à peine. Avant qu'elle m'annonce qu'un bébé grandissait dans son ventre. Et que j'en étais le père...

Moi, papa?

Il n'en est pas question ! Je ne veux pas de cet enfant ! Je refuse de m'imaginer dans le rôle du père parfait. Le mien a foutu le camp il y a bien longtemps, alors je ne saurais pas comment m'y prendre. Mais ma mère insiste. Elle tient absolument à ce que je passe un test de paternité. À ce que je m'occupe du bébé, si c'est bel et bien le mien.

Et à ce que je devienne responsable.

 
[Ma chronique] Pour mon deuxième roman de la collection «Tabou», j’ai eu la chance de découvrir 16 ans et papa de Marilou Addison. Ce roman m’a intriguée, car il est plutôt rare qu’on se positionne du point de vue du père et j’avais envie de découvrir comment ça se passait de leur côté.
 
Benjamin est un adolescent comme plein d’autres qui aime sortir avec ses amis et accumuler les relations sans lendemain avec plein de filles. Il n’a aucun souci, jusqu’au jour où il apprend qu’il deviendra, bien malgré lui, papa. Il nie et tente d’oublier, jusqu’à la naissance du petit Liam, où sa vie va basculeras carrément.
 
Sa mère, qui a découvert la vérité, insiste pour qu’il rencontre le bébé et pour qu’il se responsabilise en aidant financièrement la mère du petit Liam. Benjamin, découragé, fait ce que sa mère lui demande et il ne s’imagine pas du tout à quel point sa vie va changer. Il doit faire de nombreux sacrifices et doit assumer les responsabilités qui viennent avec le rôle de père.
 
Ben évolue de façon exponentielle en peu de temps, à tel point que ses amis ne le reconnaisse plus. Il se prend d’affection pour son fils et se fait un point d’honneur à être présent dans sa vie, contrairement à son propre père, à qui il ne parle presque plus. Il devient très mature pour un jeune de son âge, c’est très impressionnant.

«C’est si simple, un enfant. Pourquoi on oublie de vivre de cette façon, quand on vieillit? Pourquoi on n’arrive plus à apprécier réellement ce qu’on est en train de vivre?»

J’ai beaucoup aimé ce roman. L’amour que porte ce jeune père à son fils est adorable et l’évolution des personnages est captivante. On suit Benjamin au cours de diverses étapes (avant/après la naissance de l’enfant) et c’est très intéressant, d’autant plus que c’est un sujet sur lequel on lit très peu habituellement (pour ma part, je n’avais jamais lu de roman de ce genre). Je remercie donc les éditions De Mortagne pour cette lecture!

https://editionsdemortagne.com/

jeudi 11 mai 2017

[Chronique] Sang de pirate, tome IV

Sang de pirate, tome 4: Confrontations
Élisabeth Tremblay

Partenariat Éditions De Mortagne
Éditions De Mortagne
557 pages
 
[Quatrième de couverture] Traquée par les chasseurs de primes, Tiss se croyait en sécurité sur Le Kelpie. C'Était sans tenir compte de la méfiance de Dinar à son égard et de son acharnement à découvrir la vérité. Devra-t-elle encore fuir? Pour aller où, alors que l'Hydre et son capitaine maudit sont également sur ses traces?

Hanté par leur rencontre en pleine mer, Maksim cherchera sans relâche à retrouver Tiss, convaincu que la jeune femme navigue vers le sixième emplacement. Toutefois, la route jusqu'au sommet du volcan en éveil sera ardue et les mauvaises surprises, nombreuses. Mais il est prêt à risquer sa peau pour damer le pion à Grévec et enfin assouvir sa vengeance.

Sur Alstrass, quatre trésors restent toujours à découvrir. L'heure est maintenant au règlement de comptes, et les erreurs du passé ne demeureront pas impunies...


[Ma chronique] Je tiens tout d’abord à remercier les éditions De Mortagne pour l’envoi de ce roman, me permettant ainsi de terminer cette série.
 
En effet, ce quatrième tome est le point final à la série Sang de pirate. J’ai encore de la difficulté à me faire à l’idée que j’ai terminé conclut cette série en terminant ma lecture de ce tome, car j’ai, chaque fois, adorée me retrouver dans cet univers.
 
Élisabeth Tremblay a su, au cours de ces 4 tomes, créer un univers original et passionnant. Malgré sa complexité, il est si riche en détail qu’on s’y retrouve aisément malgré tout et on ne peut s’empêcher d’y plonger tête première.
 
Ce dernier tome est, selon moi, le meilleur d’entre tous et, même si j’en aurais voulu plus (j’aurais pris un tome complet sur ce qui se passe entre le dernier chapitre et l’épilogue), je trouve qu’il conclut magnifiquement cette histoire. Il n’y a aucun temps morts entre ces pages. Nos héros vivent péripéties sur péripéties, faisant ainsi avancer l’histoire drôlement rapidement.
 
Cette conclusion est un vrai bonbon duquel je me suis régalé avec plaisir. Les trois premiers tomes étaient en fait un lent préambule à cette apothéose qu’est le quatrième tome. Aucun détail n’est laissé au hasard. Cette conclusion répond à tous les questionnements que nous aurions pu avoir à la lecture des précédents livres et même plus!
 
J’ai aimé le fait que nous revoyions presque tous les personnages rencontrés au cours de cette aventure (mis à part, bien sûr, ceux qui étaient déjà morts). L’auteure a su faire une place à chacun d’entre eux et la plupart contribuent à l’avancement de l’histoire. Nous rencontrons aussi avec plaisir de nouvelles créatures, dont nous avions seulement entendu parler jusqu’à maintenant.
 
Je remercie encore les éditions De Mortagne pour ce roman que j’ai dévorée en deux fois moins de temps que ses prédécesseurs, car je l’ai littéralement adorée.
 
https://editionsdemortagne.com/
 
 
Tomes précédents:
 
http://boooksfever.blogspot.ca/2016/11/chronique-sang-de-pirate-tome-3.html
 

jeudi 9 mars 2017

[Chronique] À la dérive

À la dérive
Nadine Poirier

Partenariat Édition De Mortagne
Collection Tabou
298 pages

[Quatrième de couverture] Maltraités et négligés par une mère alcoolique et toxicomane, Nolan et sa sœur, encore tout jeunes, sont pris en charge par la DPJ. Commence alors un long périple de famille d’accueil en famille d’accueil, au rythme des mauvais coups que fait Nolan pour en être expulsé.

À seize ans, après avoir passé la moitié de son existence dans le «système», Nolan est toujours convaincu qu’il réussira à retourner auprès de sa mère. Même si celle-ci ne lui témoigne plus aucun intérêt, il ne peut envisager sa vie sans elle et n’offre son attachement à personne d’autre. Jamais une nouvelle mère ne pourra être plus aimante que celle qu’il s’est fabriquée dans son imaginaire.

Son agressivité grandissante et ses séjours fréquents au centre jeunesse lui confèrent un statut de délinquant, de rebelle. Qui donc voudrait d’un adolescent pareil sous son toit? Une famille, pourtant, semble finalement croire en lui… Et il y a Laurie. Si forte et courageuse. Se pourrait-il que cette rencontre parvienne à tout changer?
 
 
[Ma chronique] Personnellement, ceci a été mon premier contact avec la collection Tabou des Éditions de Mortagne. Cette collection regroupe plusieurs romans, destinés aux jeunes, traitant de sujets qui ne sont généralement pas abordés.
 
Dans À la dérive, l’auteure aborde les sujets de la maltraitance, de l’abandon et du trouble de l’attachement. Pour ma part, ce sont des sujets dont je ne connaissais pas grand-chose alors je suis bien contente d’avoir pu en apprendre plus au cours de ma lecture.
 
Dans ce roman, on suit Nolan, un ado tourmenté par l’abandon de sa mère alcoolique et toxicomane. Nolan a été transféré de famille d’accueil en famille d’accueil, entrecoupé de quelques séjours en centre jeunesse à cause de ses mauvais comportements. Sa petite sœur Zoé est contrainte de le suivre, mais ne l’appui jamais dans ses mauvaises décisions, jusqu’au jour où on leur annonce qu’ils devront être séparés.
 
Cela devient vraiment intéressant à partir de ce moment-ci du récit puisqu’on ressent, petit à petit, des changements dans le comportement de Nolan que même lui à de la difficulté à comprendre. Et malgré tout ce qu’il a traversé, sa vie prends un tournant inattendu et ça fait du bien à l’intérieur, autant pour lui que pour le lecteur.
 
Ce roman est un amalgame d’émotions : colère, compassion, tristesse et même joie. En si peu de pages, l’auteure réussit à nous faire passer par toute cette gamme d’émotions et même plus.
 
Pour ma première expérience de lecture de cette collection, je n’ai vraiment pas été déçue, j’ai adorée! Merci aux Éditions de Mortagne pour cette belle découverte!

https://editionsdemortagne.com/

lundi 21 novembre 2016

[Chronique] Sang de pirate, tome 3: Poursuites

Sang de pirate, tome 3: Poursuites
Elisabeth Tremblay
 
Partenariat Éditions De Mortagne
Éditions De Mortagne
496 pages

[Quatrième de couverture] Enfant, Sax devait être sacrifié pour protéger le passage entre son monde et un autre. Sauvé de la mort par une sorcière, il devient le pirate le plus recherché des mers d’Alstrass. Mais l’ampleur de ses pillages et la renommée qui l’accompagne ne suffisent pas à lui faire oublier son désir de vengeance. Pour l’assouvir, il dissimulera sept trésors et créera sa propre légende. Près de trois siècles après la mort du pirate, en dépit d’une carte accessible à tous, les butins narguent toujours les chasseurs de trésors. Ils ne peuvent être retrouvés qu’avec l’aide de Kaléïdes. Ces humains nés hybrides ont le don de contrôler certaines espèces animales. Et ces êtres sont tout aussi rares que convoités. Si son retour sur Alstrass se passe d’abord comme prévu, Tiss déchante lorsque sa soif de justice la met dans un tel pétrin que la fuite est la seule issue possible. Elle qui rêvait de vivre sans devoir se cacher, la voilà dans l’obligation de disparaître. Comment repérera-t-elle Grévec si elle ne peut plus s’embarquer sur aucun navire ? Prisonnier de Javil sur le Malabar, Maksim navigue vers les eaux glacées du Tnaskyl, au nord de l’Estuanie. Son arrivée à bord est cependant vite contestée, au péril de sa vie, et la présence de Jaya vient brouiller les cartes. Pourra-t-il localiser le feu follet dépositaire des secrets de Sax ? Mais, surtout, réussira-t-il à déjouer les pièges d’une contrée où les animaux qu’il contrôle ne peuvent lui prêter main-forte?
 
[Ma chronique] Attention! Risque de spoiler des premiers tomes...

Donc, me revoilà plongé dans l'univers de Sang de pirate! J'attendais ce moment avec impatience, même si j'avais peur d'avoir de la difficulté à me retrouver dans cet univers (beaucoup de personnages, de créatures et d'endroits, donc parfois difficile de s'y retrouver), mais heureusement, tout a bien été, mieux qu’à ma lecture de tome II en tout cas. Il faut croire que j’ai bien assimilé l’histoire des trésors de Sax!

Comme dans les tomes précédents, nous retrouvons nos deux Kaléïdes, Maksim et Tiss, mais en plus, nous suivons les aventures de Joanna, la mère adoptive de Tiss, qui s’est retrouvée bien malgré elle sur Alstrass. Les chapitres alternent donc entre les points de vue de ces trois personnages.

Nous en apprenons beaucoup plus dans ce tome sur les créatures d’Alstrass, et cette fois, on en rencontre pour vrai, on ne fait pas seulement en entendre parler, ce qui est encore mieux. On y découvre également la vie à bord des bateaux de pirates : leurs équipages, les abordages, les pillages etc., toutes ces choses qui font partie du quotidien des pirates.

Nous retrouvons d’abord Tiss, que nous avions laissée à la fin du deuxième tome alors qu’elle tentait de revenir dans son monde d’origine. Elle y parvient sans trop d’encombre et se lance presque aussitôt dans la quête des trésors de Sax. Et elle y parvient! Enfin, après trois tomes, on met la main sur un de ces fameux trésors. On aurait presque pu commencer à croire qu’ils n’existaient pas réellement (il n’y a pas juste sur Alstrass qu’il y a des sceptique!). Plus tard dans l’histoire, elle s’embarque sur Le Kelpie, un bateau de pirates, où elle tente tant bien que mal de se tailler une place parmi l’équipage, dans un monde où la place des femmes n’est décidemment pas sur un bateau.

Notre deuxième protagoniste, Maksim, nous l’avions laissé dans le tome précédent (un détail que je ne me souvenais plus, mais ma mémoire est vite revenue) alors qu’il était prisonnier sur le bateau de Javil, capitaine du Malabar, en route pour un des emplacements des trésors de Sax. Plusieurs embûches en chemin et au retour, mais heureusement, il réussit à se défaire de l’emprise du capitaine et à revenir à Armoryle sain et sauf, au grand soulagement de ses amis. C’est alors qu’il repart avec un autre équipage, en route vers un autre continent, à la recherche des trésors de Sax, et en espérant croiser le chemin de l’autre Kaléïde.

La tempête qui a ramené Tiss sur Alstrass a également emporté le bateau de ses parents adoptifs, et pas sans encombre. Joanna se retrouve donc seule dans un monde inconnu, tente de se faire comprendre alors qu’elle ne parle aucune des langues d’Alstrass. Elle passe les premiers mois en compagnie d’un des peuples de l’île, mais dans l’objectif de retrouver Tiss. Elle se retrouve dons à Armoryle, dans une auberge que l’on connaît bien : La vieille Auberge de Cynt, où elle finit par se faire engager, malgré la barrière de langue. Heureusement, elle apprend très vite et se débrouille même pour commencer à apprendre à lire vers le milieu du roman. Je me demande bien au début quel était l’intérêt d’avoir intégré ce personnage à l’histoire, mais j’imagine qu’elle aura son rôle à jouer peut-être dans les tomes suivants. En attendant, c’est par elle (et en même temps qu’elle) que nous apprenons les nouvelles d’Alstrass rapportées par les clients de l’auberge.

En conclusion, l’auteure nous a offert un troisième tome digne des deux premiers, et qui nous donne autant envie de continuer la série. Elle nous laisse sur un fin que nous attendions depuis longtemps et qui m’a donné envie de poursuivre la série.
 
Je remercie les Éditions de Mortagne pour cette lecture! Vous pouvez retrouver ce livre sur leur site ICI.
 
https://editionsdemortagne.com/
 

lundi 17 octobre 2016

[Chronique] L'Enlèvement

L'enlèvement
Carl Rocheleau

https://editionsdemortagne.com/produit/lenlevement/
Éditions de Mortagne
Partenariat
270 pages

[Quatrième de couverture] Janvier 1984, Montréal.

À la sortie de l'école, Véronique Rocheleau est abordée par un homme qui prétend la connaître. Convaincue par le discours de l'inconnu, la fillette de huit ans abandonne ses amies et le suit.

Véronique n'a aucune idée du cauchemar dans lequel l'attire François, celui dont le nom la hantera durant les trente prochaines années.

Loin de s'arrêter à l'enlèvement, ce livre expose les conséquences qu'un tel drame peut engendrer chez la victime.

Et si le plus difficile était de survivre?
 
[Ma chronique] L’Enlèvement est un fait vécu écrit par Carl Rocheleau, le frère de Véronique Rocheleau, la malheureuse victime. La publication de ce roman démontre l’extrême courage de cette femme et de la force de son frère puisque ça a dû être horrible pour elle d’avoir à revivre l’horreur de son enlèvement, mais l’écriture et les recherches attenantes à cet événement n’ont sûrement pas été faciles pour l’auteur non plus, sachant que tout ceci est véritablement arrivé à sa propre sœur.

«J’aurais dû dire à mes parents que je les aimais» - Véronique Rocheleau

Étonnamment, ce roman n’est pas entièrement consacré à l’enlèvement de Véronique. D’ailleurs, son périple ayant duré deux jours, il est relaté en quelques pages seulement. L’auteur a plutôt voulu mettre l’emphase sur le «après». Ce roman traite donc du choc subie par une enfant suite à un traumatisme et de la réaction de ses proches. L’auteur ne semble pas avoir tenté de pointer les bonnes ou mauvaises actions/réactions de la famille, mais nous permet tout de même de réfléchir à la conduite à adopter dans une telle situation. L’auteur se permet même d’inclure à la fin quelques conseils pertinents.

«La ville c’est la vie. La campagne c’est la mort.» - Véronique Rocheleau

L’histoire a été approfondie à fond du fait que l’auteur nous la fait découvrir non seulement du point de vue de Véronique, mais aussi de celui de sa mère Lise. En parallèle, nous avons même les détails de l’enquête au fur et à mesure de son avancement.

Sachant que c’est une histoire vraie, certaines scènes m’ont choquée davantage que si j’avais lu une fiction, car on ne peut pas s’empêcher de penser à la petite fille qui a vécu cette affreuse situation et de tenter de se mettre à la place de ses proches. Je conseille ce roman aux amateurs de faits vécus. Vous pouvez retrouver ce livre sur le site des Éditions de Mortagne ICI.
 
Je remercie les Éditions de Mortagne pour cette lecture.
 
https://editionsdemortagne.com/